Accueil Date de création : 01/10/08 Dernière mise à jour : 17/02/09 13:41 / 68 articles publiés
 

*018*  posté le mardi 09 décembre 2008 10:09

Xisca ?! Que faisait-elle affalée ainsi, un filet de sang suintant d'une plaie à son cou, ses longs cheveux blonds coulant en cascade sur ses épaules voûtées ? La scène lui rappelait trop les évènements de la soirée.

La raison lui conseillait de prendre ses jambes à son cou, d'appeler la police, et d'attendre sagement son arrivée barricadée dans son appartement. Mais ses jambes refusaient de lui obéir, et elle continua, impuissante, d'assister à la scène étrange qui se déroulait devant ses yeux.


 


<!-- @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } -->

« Bon, et on en fait quoi, maintenant ?
- Sais pas, démerdes-toi, Emeric. C'est ton cadavre, pas le mien.
- Mon cadavre ?! Raise, je ne t'ai pas demandé de tuer cette malheureuse fille. Toi et tes semblables, vous êtes tous les mêmes !
- Moi et mes semblables ? Te prétendrais-tu meilleur que nous ?
- Nous le sommes. Rappelles-toi ces siècles derniers...
- Tu viens de remonter dans mon estime : j'étais persuadé que tu n'avais aucun sens de l'humour, Emeric ! Rappelles-moi pourquoi les tiens craignent la nuit plus encore qu'une petite fille qui pleure de frayeur sous ses draps ? Pourquoi la nuit n'est-elle plus peuplée des fantômes de vos ennemis comme elle l'a été pendant ces siècles dont tu parles ?

 

Le dénommé Emeric, qui tournait toujours le dos à Valhya, émit un son ressemblant à un feulement de chat en colère ; il se jeta sur l'individu au teint blafard et lui pointa un beretta sur la tempe.

 

« Doucement, Emeric, doucement. Tu penses me faire du mal avec ton petit joujou ?
- Il est chargé de balles à ultraviolet, répliqua l'homme dans un rictus sans lâcher son adversaire.

- Calmes-toi. Ne sommes nous pas des frères ? Tempéra Raise après un bref silence, manifestement inquiet pour sa vie.

- Je préférerai être frère avec un putois plutôt qu'avec un homme comme toi. Vas-t-en avant que je ne te troue la peau, Raise. Et rends toi à l'évidence : j'ai gagné cette partie là.


lien permanent

*019*  posté le mardi 09 décembre 2008 10:09


<!-- @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } -->

L'homme à la tignasse emmêlée adressa un salut ironique à Emeric et ouvrit en grand une fenêtre, sous le regard soulagé de Valhya qui s'attendait à le voir ouvrir en grand la porte derrière laquelle elle était cachée. Mais elle devait faire vite : fenêtre ou pas, l'homme se souviendrait bientôt qu'ils étaient au 7ème étage et qu'il ne pourrait pas passer par là, et se tournerait alors vers la seule autre issue possible.

Cependant, Raise ne sembla pas impressionné par la distance qui le séparait du sol, et, lançant un dernier regard à son ennemi, sauta.

Valhya eut un mouvement de recul, et fit grincer une des lattes du plancher qui recouvraient le sol : horrifiée, elle pria tous les saints pour que l'homme qui restait auprès du cadavre ne l'ait pas entendue ; mais bien évidemment, ce n'était pas le cas. Emeric ne prit même pas la peine de se retourner pour voir à qui il avait affaire, et se contenta de déclarer d'un ton neutre :

« Entre, Valhya. Lui parti, tu ne risques plus rien. »


lien permanent

*020*  posté le vendredi 12 décembre 2008 23:52

Valhya sursauta, mais ne bougea pas, persuadée qu'elle avait été victime d'une hallucination auditive. Il ne pouvait pas l'avoir vue, et encore moins connaître son nom.

« Serais-tu sourde, ou ne parles tu pas français ? »

La jeune femme ouvrit la bouche sans qu'aucun son ne puisse en sortir ; finalement, elle poussa tout à fait la porte et entra d'un pas mal assuré dans la chambre de bonne. Elle retint une grimace en s'approchant du corps de Xisca, mais tint bon et se planta devant l'homme sans oser le regarder.

« Co... comment connaissez-vous mon nom ?
- Je sais beaucoup de choses. C'est pour toi que je suis ici – et lui aussi, d'ailleurs.

- Pour moi ?

- Oui. Tu es quelqu'un de très important dans le... dans la société qui m'emploie.

- Quelle société ?

- Coecaedes. C'est, entre autre, un laboratoire pharmaceutique très important.

- Je n'ai rien à voir avec un laboratoire pharmaceutique qui vient assassiner ma voisine. »

La jeune femme fût elle même surprise par l'aplomb avec lequel elle parlait avec cette homme ; mais fichue pour fichue, autant finir sa vie avec bravoure.

"Je n'ai pas assassiné ta voisine. C'est cet abruti de Raise, un membre d'une société concurrente, qui est responsable de sa mort, crois moi. Moi, tout ce que je souhaitais, c'est te rencontrer. Mais j'ai dû tenter d'intervenir pour empêcher le meurtre de cette malheureuse. C'était une de tes amies ?"

 


- Pas vraiment, éluda Valhya. Mais il faut appeler la police...
- Pas moi. Comme tu le comprendras aisément, mon employeur préfère que mon rôle dans tout cela reste secret.
- Mais qu'est-ce que vous me voulez, au juste ?
S'impatienta Valhya.
- Que tu viennes avec nous. Nous pouvons te former, te donner quelque chose que tu n'aurai jamais imaginé dans tes rêves les plus fous.
- Quoi ?
- L'immortalité, Valhya. L'immortalité.
- Vous êtes fou.
- Parce que je te propose ce que personne d'autre n'aurait pu t'offrir ?
- L'immortalité n'existe pas.
- Chez les humains, non. Mais chez nous...

- Quoi, vous allez me dire que vous n'êtes pas humain ? répliqua-t-elle avec incrédulité.
- Non, je ne suis plus humain depuis quelques siècles.
- Qu'êtes vous, alors ?
Demanda Valhya avec un franc dédain.

Un sourire étrange se forma sur les lèvres d'Emeric qui découvrirent une rangée de dents blanches, étincelantes ; Valhya ne put manquer d'apercevoir les deux canines saillantes, aiguisées, qui sortaient de la mâchoire de l'homme.


- Mais...
- Un vampire, oui, Valhya. Un cainite, plus exactement. Les vampires ne sont que des monstres  dégénérés. Mais nous, Valhya... nous avons tout ! Le pouvoir, le raffinement... et l'immortalité.
- Je ne vous crois pas.
- A ta guise, jeune fille. Voilà ma carte, au cas où tu changerai d'avis.
- Quoi, c'est tout ?
S'étonna la jeune femme.
- Bien sûr, à quoi t'attendais-tu ?
- Je ne sais pas. Pas à ça.
- Et bien tu te trompais. Je ne souhaite pas te faire de mal, Valhya, ni te forcer à suivre une voie qui ne te parais pas la bonne... mais tu pourrais avoir besoin un jour de notre aide. N'oublies pas que malgré ton choix, tu restes des notres. Mais attends, tu es toute pâle, je vais te servir un verre..
.

->(Quoi, vous ne les voyez pas ses jolies quenottes de cainite ? Elles sont pourtant bien en évidence, quelque part... dans le bazar de mes téléchargements, perdues loiiiin de là...)<-

 

 

Il saisit la bouteille de cognac posée sur la table d'appoint et en versa dans un verre à moutarde vide ; Valhya y jeta un regard hésitant puis but le liquide à petites gorgées. L'alcool lui monta à la tête, et elle dût s'asseoir un court instant sur une banquette en bois ; elle s'agrippa aux bords du siège et respira une grande lampée d'air.

- Ca va mieux, maintenant ?
- Oui, merci.
- Bien. Je vais y aller. Tu ferais sûrement mieux d'appeler la police, dès que je serai parti, sans quoi, on risquerait de te suspecter,
déclara-t-il avec un regard étrange.

Valhya acquiesça silencieusement, ne trouvant rien à ajouter. Elle regarda Emeric s'évanouir dans l'ombre du couloir, puis se ressaisit ; elle retourna à l'appartement et composa le numéro du poste de police le plus proche.

lien permanent

*021*  posté le vendredi 12 décembre 2008 23:53

L'homme à qui elle ouvrit quelques minutes plus tard était le même que celui qui avait pris sa déposition plus tôt dans la soirée. Il regarda Valhya avec suspicion, doutant visiblement que la jeune femme ait pu voir deux meurtres dans la soirée, mais dû se rendre à l'évidence en trouvant le corps de Xisca au sol, vidé de son sang.

- Et vous me dites que vous n'avez vu qu'un homme, qui s'est évanoui dans la nuit en passant par la fenêtre, que vous n'êtes pas entrée, que vous n'avez touché à rien et que vous nous avez appelé immédiatement ? Récapitula le policier en consultant ses notes sur un petit calepin noir.
- Exactement, approuva Valhya sans rougir ; elle avait décidé de suivre les conseils d'Emeric et de ne pas parler de lui, moins pas peur que par fascination pour cet homme étrange.
- Très bien. Allez vous recoucher, nous vous rappellerons sûrement pour les besoins de l'enquête.
- Je pars à la montagne dans quelques jours.
- Vous allez devoir annuler. Ah, et une dernière chose...
ajouta-t-il avant que la jeune femme ait pu contester.
- Oui ?
- Cet homme, était-ce le même que plus tôt dans la soirée ?
- Non.
- Vous en êtes sûre ?
- Parfaitement. Il faisait sombre dans les deux cas, mais ils n'avaient pas du tout la même allure, et puis leur coupe de cheveux, leur barbe... rien n'était semblable.
- Bien. Bonne nuit, mademoiselle Cedurna.
- Bonne nuit, inspecteur.

 



Le regard du policier se fixa sur le dos de la jeune femme tandis qu'elle sortait de la chambre de bonne ; il hocha la tête, puis donna des ordres pour qu'on emmène le corps à la morgue.

Il consulta de nouveau ses notes, incrédule. Cette jeune femme avait l'air tellement innocente... oui, mais, dans sa carrière, il avait vu des meurtriers des plus séduisants, qui n'en étaient pas moins des criminels. Il serait sans doute appelé à revoir très souvent cette Valhya Cedurna.

- Mathieu ?
- Oui, inspecteur ?
- Vous allez placer cette jeune femme sous surveillance. Je ne suis sûr de rien, mais j'aimerai éviter que quoique ce soit de louche se passe dans les jours à venir.
- Très bien, inspecteur.
- Valhya Cedurna... qui que vous soyez vraiment, je vous empêcherai de nuire.

lien permanent

*Free Talk*  posté le samedi 13 décembre 2008 11:19

Woupi, une mini mise à jour en attendant la prochaine... mais bon, je n'allais pas vous laisser galérer à construire plein d'hypothèses - comportant sûrement des canards en caoutchouc, évidemment - alors que la suite était bien au chaud dans mon ordinateur...

Bon, les photos sont toujours moches, je sais, mais tant que j'étais dans les vieux décors je n'avais pas envie de tout bien prendre parce que ça met un temps fou mine de rien...

Bref, suite je sais pas quand, dans pas trop longtemps je pense, je n'ai que quelques photos à prendre...

lien permanent



 

fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à valhya

Vous devez être connecté pour ajouter valhya à vos amis

 
Créer un blog