Accueil Date de création : 01/10/08 Dernière mise à jour : 17/02/09 13:41 / 68 articles publiés
 

*022*  posté le dimanche 14 décembre 2008 22:44

La sonnerie du téléphone résonna une fois de plus dans l'appartement ; Valhya se leva péniblement du canapé dans lequel elle s'était enfoncée pour regarder Bob l'Eponge, et décrocha le combiné.

 

- Allô ? Ah, inspecteur Laurence... non, vous ne me dérangez pas, cela ne fait que la 4ème fois de la semaine que vous me convoquez au commissariat. Quelle heure ? Bien, j'y serai.

Lasse, elle raccrocha l'appareil et éteignit la télévision.

- Laura, Etienne, je sors ! Cria-t-elle à l'adresse de ses colocataires.


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- Encore ?
- Mon inspecteur ne peut plus se passer de moi.
- Il est peut-être amoureux
, plaisanta Laura.
- Pas étonnant quand tu connais notre Valhya, ajouta Etienne avec un sourire en coin. Elle est très séduisante.
- Ou éminemment suspecte, compléta son amie. Val', tu es sûre que ce n'est pas toi qui a tué cette chère Xisca ?
- Presque, mais je commence moi même à avoir des doutes. Bon, à ce soir, passez une bonne journée...

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Chapitre II : Prise au piège  posté le dimanche 14 décembre 2008 22:44

CHAPITRE II : PRISE AU PIEGE

Ou l'on découvre que Valhya est dans de beaux draps...

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*023*  posté le dimanche 14 décembre 2008 22:44



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Valhya tourna le dos à ses amis et sortit pour se rendre à pied au commissariat. Une semaine avait passé depuis cette sinistre nuit, et si la jeune femme n'avait pas entendu parler d'Emeric et de vampires, elle avait en revanche pu faire connaissance avec le commissaire Meunier et l'inspecteur Laurence, qui semblaient avoir un besoin pressant de la voir au poste de police tous les jours, ou presque.

Evidement, la jeune femme se doutait bien de la suspicion des deux hommes à son égard. Elle avait hésité à tout révéler à propos d'Emeric, mais elle même avait assez de mal à croire à sa version des faits. Des vampires... elle n'y avait pas vraiment cru, jusqu'à ce qu'elle ai pu vérifier par elle même qu'il n'y avait pas d'autre moyen pour un être humain de s'enfuir de la chambre de bonne que la porte. Et pourtant, le meurtrier n'y était pas passé, elle était bien placée pour le savoir. Et puis le corps de Xisca avait été retrouvé exsangue, sans pour autant qu'on détecte la moindre trace de ces litres de sang qui ne pouvaient s'être volatilisés dans la nature.

Des vampires...

Pourquoi pas le Père Noël ?

Mais elle devait se rendre à l'évidence : Emeric ne lui avait pas menti. Coecaedes existait bien ; c'était une firme importante, spécialisée dans la recherche de fabrication de sang de synthèse. Oui, de sang...

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*024*  posté le dimanche 14 décembre 2008 22:44


Elle arriva au commissariat où l'attendait, une fois de plus, le commissaire Meunier et l'inspecteur Laurence.


- Bonjour, mademoiselle Cedurna.
- Bonjour, commissaire. Que puis-je pour vous ? Vous m'arrêtez pour de bon, cette fois ci ?
- Pas encore, mademoiselle, pas encore. Mais croyez moi, si cela ne tenait qu'à moi, vous seriez déjà sous les verrous.
- Je n'en doute pas, à voir le plaisir que vous semblez éprouver à me voir ici.
- Trêve de plaisanteries. Nous allons reprendre votre interrogatoire à zéro.
- Encore ?
Fit mine de s'étonner Valhya avec un sourire ironique qui masquait mal son trouble. Ce ne sera jamais que la 4ème fois.
- Et cela continuera tant que vous ne nous direz pas la vérité.
- Mais je vous ai dit la vérité !
- Non. Vous mentez au moins sur un point : comment expliquez vous qu'on ai retrouvé vos empreintes sur un verre – CE verre, précisa le commissaire en sortant le verre à moutarde sou scellés – dans l'appartement de mademoiselle Sànchez ?
- Je...
commença Valhya, interloquée.

Le verre ! Elle avait oublié le verre ! Elle balbutia maladroitement :

- J'avais... je me suis sentie mal en voyant le corps de Xisca, j'ai cru que j'allais m'évanouir, alors je suis entrée, et j'ai bu un peu de cognac pour me mettre les idées au clair.
- Arrêtez de mentir.
- C'est la vérité !
- Alors pourquoi nous l'avoir caché jusque là ?
- Parce que... j'avais peur que vous me suspectiez si je vous avouait être entrée dans la chambre.
- Verre ou pas, vous êtes sur la liste de nos suspects. Et en bonne place. Alors vous feriez mieux de me dire ce qui s'est passé exactement cette nuit là.

 

 

Valhya soupira, et se renfonça dans son fauteuil. Puis, soudainement, elle se redressa, et, les poings sur le bureau de l'inspecteur, lui cracha :

- Vous voulez la vérité ? Vous allez l'avoir. J'ai été attirée par des voix, j'ai vu deux hommes autour du corps de Xisca. L'un d'eux a sauté par la fenêtre après que l'autre l'ait menacé avec une arme, puis cet autre m'a fait entrer dans la pièce, et m'a proposée de devenir un vampire. J'ai refusé, il m'a offert à boire – d'où les empreintes que vous avez retrouvé sur les verres. Et puis il est parti, et je vous ai appelé. Satisfait ?
- Non, répliqua l'inspecteur sans s'émouvoir. Arrêtez de me mener en bateau et dites moi ce qui s'est passé cette nuit là.

Valhya soupira de nouveau, se renfonça dans son fauteuil, et recommença à raconter les événements du soir du meurtre comme elle l'avait fait ce soir là, d'une voix morne, et ce jusqu'à ce que le commissaire, à bout, la laisse enfin partir, faute de preuves.

 



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*025*  posté le dimanche 14 décembre 2008 22:44

La jeune femme partie, il se tourna vers l'inspecteur et s'exclama :

- Des vampires ! Elle n'a rien trouvé de mieux à nous faire avaler ?
- Mmh... oui, c'est étrange.
- Quoi, c'est tout ? Vous n'allez pas me dire que vous la croyez, inspecteur !
- Et pourquoi pas ?
- Voyons... vous êtes jeune, je sais, et cette Valhya Cedurna est très séduisante, mais mettez vous un peu de plomb dans la cervelle, mon garçon. C'est elle, la coupable.
- Vous avez sans doute raison, commissaire. Si vous le permettez, il est tard, et ma fiancée m'attend chez moi. Je m'en voudrai de la laisser patienter beaucoup plus longtemps.
- Bien sûr, inspecteur, filez.

Le commissaire regarda Marc Laurence quitter le commissariat à grandes enjambées ; c'était un bel homme, au physique harmonieux, et au sourire séduisant, qui avait toujours réussi à obtenir des femmes ce qu'il voulait. Edouard Meunier ne doutait pas qu'il ait pu succomber au charme de Valhya ; elle était, après tout, très attirante. Lui même l'avait remarqué, bien qu'il fût lui même un célibataire endurci, un quinquagénaire blasé du beau sexe – ce qui, en soit, n'avait jamais consterné aucun des membres du dit beau sexe.

Edouard Meunier chassa ces idées futiles de son esprit, essuya la sueur qui perlait sur son front de son mouchoir à carreaux, et se replongea dans ces dossiers. Cette Cedurna était coupable, il fallait qu'elle le fût : depuis deux mois que ces crimes étaient commis, il fallait qu'ils obtiennent des résultats. Et la jeune femme était le coupable idéal. Les médias ne manqueraient pas de s'intéresser à une aussi belle plante, si elle était coupable du massacre de plusieurs de ses semblables. Cette publicité serait excellente pour leur P.J de quartier.

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